Péremptions

Voir venir les dates courtes, et décider avant qu'il ne soit trop tard

Un lot périmé est une perte sèche : il ne se vend plus, et sa destruction coûte. Or la péremption ne survient jamais par surprise — elle s'annonce des mois à l'avance, à condition que quelqu'un regarde.

Encore faut-il regarder au bon endroit. La règle de sortie, qui fait partir les lots dans l'ordre de leurs dates, est traitée avec le stock : c'est une mécanique d'entrepôt. Ce qui suit relève d'autre chose — décider quoi faire des lots dont la date approche, avant que la règle de sortie ne suffise plus.

Les dates courtes, avant qu'il ne soit trop tard

Le suivi porte sur ce qui approche plutôt que sur ce qui est dépassé :

  • les lots dont la date tombe dans les prochains mois, par seuil paramétrable ;
  • ceux dont la quantité restante ne s'écoulera pas au rythme actuel ;
  • ceux qu'un client refuse parce que leur date est trop proche de son propre seuil ;
  • ceux qui dorment dans un emplacement que la rotation ne touche pas.

Ces alertes ont une utilité précise : elles laissent le temps d'agir — écouler en priorité, proposer le lot à un client dont le seuil l'accepte, ou décider de le sortir. Une alerte qui arrive le jour de la péremption ne sert à rien.

Chaque client a son seuil d'acceptation

Un lot parfaitement valide peut être refusé. Les officines, les groupements et plus encore les acheteurs à l'exportation exigent souvent une durée de vie résiduelle minimale — six mois, douze mois — et renvoient ce qui ne l'atteint pas.

Servir un lot que le client refusera coûte deux fois : le transport aller, le retour, et le lot revient avec une date encore plus courte. Ce seuil doit donc être connu au moment de l'allocation, pas découvert à la réception.

Le même lot, trois réponses

Un lot valide accepté par deux clients et refusé par un troisième Un lot qui périme dans huit mois est proposé à trois clients. L'officine, qui exige trois mois de vie restante, l'accepte. Le groupement, qui en exige six, l'accepte aussi. L'acheteur à l'exportation, qui en exige douze, le refuse. Le lot n'a pourtant rien d'irrégulier : c'est le seuil du destinataire qui décide, et il doit être connu au moment de l'allocation. Lot 2431 périme dans 8 mois Officine exige 3 mois restants accepté Groupement exige 6 mois restants accepté Acheteur export exige 12 mois restants refusé

Quand la date est passée

Un lot périmé ne doit plus pouvoir être servi, ni par erreur ni par inattention. Il sort du stock disponible et rejoint un circuit dont la traçabilité est, elle aussi, réglementée : qui a décidé, quand, pour quelle quantité, et avec quelle preuve de destruction.

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Grossiste-répartiteur, dépositaire, distributeur à l'exportation : les contraintes ne sont pas les mêmes. Dites-nous laquelle est la vôtre, la démonstration s'y adapte.

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