Les bonnes pratiques de distribution en gros sont fixées par une décision du directeur général de l'ANSM du 20 février 2014. Elles reprennent les lignes directrices publiées par la Commission européenne le 7 mars 2013, prises en application des articles 80 et 84 de la directive 2001/83/UE.
Ce n'est pas une certification que l'on obtient, ni un label qu'un logiciel peut porter. C'est le référentiel sur lequel votre établissement est inspecté. Aucun éditeur ne peut donc vous vendre un ERP « certifié BPDG » : ce qui est évalué, c'est votre organisation, dont votre système d'information fait partie.
Le texte s'applique aux fabricants, aux exploitants chargés de la distribution en gros, aux importateurs, aux dépositaires et aux grossistes-répartiteurs, ainsi qu'à tout établissement pharmaceutique distribuant en gros depuis le territoire national. Un chapitre distinct vise l'activité de courtage.
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Bonnes pratiques de distribution en gros
Texte de référence, décision du 20/02/2014 34 pages, 830 Ko -
Transport des médicaments à usage humain
Avis au pharmacien responsable, 11/12/2017 1 page, 511 Ko -
Local annexe de stockage
Doctrine ANSM, 01/10/2019 2 pages, 144 Ko -
Présence et permanence pharmaceutique
Doctrine ANSM, octobre 2024 2 pages, 454 Ko -
Remplacement de courte durée du pharmacien délégué
Procédure ANSM, octobre 2024 2 pages, 471 Ko
Copies des documents publiés par l'ANSM, réunies ici pour vous éviter de les chercher. C'est la version en ligne sur le site de l'agence qui fait foi : vérifiez-y qu'un texte n'a pas été remplacé depuis.
Le texte de référence et ses doctrines annexes (transport, local de stockage, permanence pharmaceutique) sont publiés par l'agence.
Les BPDG sur le site de l'ANSMLes sept exigences sur les systèmes informatisés
Le point 3.3.1 du référentiel est le seul qui parle directement d'un logiciel. Il tient en une page et pose sept exigences, que voici avec ce qu'elles impliquent en pratique.
1. Prouver que le système fait ce qu'on attend de lui
Avant la mise en service, il faut avoir prouvé « par des validations ou des vérifications adéquates » que le système obtient les résultats désirés de manière fiable, précise et reproductible. Ce n'est pas une formalité de recette : c'est une preuve écrite, conservée, que l'on présente.
2. Tenir une description écrite du système
Le texte demande une description détaillée, tenue à jour, couvrant les principes, les objectifs, les mesures de sécurité, le champ d'application et les principales caractéristiques du système, la manière dont il est utilisé et ses interactions avec les autres systèmes. Ce dernier point est celui qu'on oublie : les échanges avec les LGO des officines, les déclarations, la sérialisation en font partie.
3. Limiter la saisie aux personnes habilitées
« Les données ne doivent être saisies ou modifiées que par les personnes habilitées à le faire. » Cela suppose des droits définis par rôle, et la capacité de montrer qui a fait quoi, pas seulement de l'empêcher.
4. Protéger les données contre toute modification non autorisée
La protection doit être physique ou électronique, et couvrir aussi la modification accidentelle. C'est ce qui justifie qu'un mouvement de stock ne se corrige pas en écrasant une ligne, mais par un mouvement inverse qui laisse trace des deux.
5. Vérifier périodiquement que les données restent accessibles
Exigence discrète et souvent négligée : il ne suffit pas de sauvegarder, il faut contrôler régulièrement que les données stockées sont toujours lisibles. Une sauvegarde jamais restaurée n'est pas une sauvegarde.
6. Conserver les sauvegardes au moins cinq ans, ailleurs
Le texte est précis : sauvegardes régulières, conservées pendant la durée prévue par la législation nationale et au moins cinq ans, « dans un endroit sécurisé et séparé ». Une copie sur le même serveur ne répond pas à l'exigence.
7. Prévoir la panne, et la restauration
Des procédures doivent exister pour le cas où le système tombe ou s'arrête, « et inclure notamment des systèmes de restauration des données ». Il faut donc avoir écrit ce qu'on fait sans le système, et avoir éprouvé la remise en route.
Ce que le texte impose aux opérations
Le chapitre 5 ne parle pas d'informatique, mais il décrit des règles qu'un système de gestion applique ou laisse violer. Quatre méritent d'être citées telles quelles.
Le FEFO est une obligation, pas une bonne pratique
« La rotation des stocks doit être assurée suivant le principe FEFO (premier périmé, premier sorti). Toute exception doit être justifiée. » La seconde phrase compte autant que la première : l'écart est possible, à condition d'être motivé et tracé.
L'ordre d'arrivée des lots ne suit jamais celui de leurs dates. C'est pour cela que le choix du lot se calcule au lieu d'être laissé au préparateur.
Péremptions et FEFOLe retrait des périmés peut être électronique
Les médicaments périmés ou arrivant à péremption « doivent être retirés immédiatement du stock de distribution soit physiquement soit par tout autre moyen électronique équivalent ». Le texte reconnaît donc explicitement le blocage informatique, à condition qu'il soit immédiat et qu'il empêche réellement la sortie.
Les écarts d'inventaire s'enquêtent et se documentent
Des inventaires doivent être réalisés régulièrement, et « les écarts constatés doivent faire l'objet d'une enquête et doivent être documentés ». Un ajustement de stock sans motif enregistré est précisément ce qu'une inspection relève.
Le bordereau porte une liste précise
Tout approvisionnement s'accompagne d'un document écrit portant la date, le nom et la forme pharmaceutique, le numéro de lot, la quantité, le nom et l'adresse du fournisseur, ceux du destinataire et du lieu de stockage effectif s'il diffère, ainsi que les conditions de stockage et de transport. Et « des enregistrements doivent être tenus afin de retrouver la localisation réelle du médicament ».
Retours, rappels et falsifications
Le chapitre 6 encadre ce qui revient et ce qu'il faut retirer. Il distingue les réclamations portant sur la qualité d'un médicament, qui obligent à informer immédiatement le fabricant ou l'exploitant, de celles portant sur la distribution elle-même, qui appellent une enquête.
Pour les retours, la remise en stock de distribution n'est possible que si plusieurs conditions sont réunies : conditionnement extérieur non ouvert et intact, produit non périmé et non rappelé, retour dans un délai acceptable (« par exemple dix jours » pour une officine), preuve que les conditions de stockage ont été respectées, examen par une personne habilitée, et preuve que le médicament avait bien été fourni à ce client, numéro de lot connu.
Cette dernière condition est celle qui distingue un système tenu d'un système approximatif : retrouver, pour un lot qui revient, la livraison d'origine et le client concerné. Sans cela, le retour ne peut pas être réintégré.
Ce que nous apportons, et ce qui reste à vous
La frontière mérite d'être posée clairement, parce qu'elle est souvent brouillée par les arguments de vente.
Ce que l'ERP couvre : la traçabilité du lot de la réception à la livraison, la sortie FEFO avec justification des exceptions, le blocage des périmés, l'identification des lots concernés par un rappel, le circuit des retours avec la livraison d'origine retrouvée, les habilitations par rôle et la journalisation des actions sensibles, les inventaires et leurs écarts motivés.
Ce que l'hébergement couvre : les sauvegardes régulières, chiffrées, conservées dans un endroit distinct, avec restauration éprouvée. Notre offre infogérée s'appuie sur une infrastructure certifiée pour l'hébergement de données de santé.
Ce que nous fournissons pour votre dossier : la description écrite du système exigée au point 3.3.1 (principes, sécurité, champ d'application, utilisation, interactions avec les autres systèmes), tenue à jour au fil des évolutions.
Ce qui reste de votre ressort : les procédures écrites, la formation, la désignation des responsables, les auto-inspections, la gestion du risque qualité et l'approche documentée qui justifie l'étendue des validations. Un logiciel n'a jamais fait passer une inspection : il fournit les preuves que vos procédures réclament.
Demander une démonstration
Une heure en visioconférence : nous montrons l'ERP en fonctionnement (commandes reçues des officines, sortie FEFO, déclarations, tarification) et nous répondons à vos questions. Le créneau se réserve directement, sans qu'on vous rappelle pour convenir d'une date.
Grossiste-répartiteur, dépositaire, distributeur à l'exportation : les contraintes ne sont pas les mêmes. Dites-nous laquelle est la vôtre, la démonstration s'y adapte.