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Suivre les commandes

De l'émission à la clôture : réceptions, manquants, surplus et attendus transmis à l'entrepôt.

Une commande fournisseur est rarement un acte ponctuel. Elle est émise, confirmée, expédiée, reçue — parfois en plusieurs fois, souvent incomplètement — puis contrôlée, complétée de ses reliquats, et enfin rapprochée d'une facture.

Quand ce cycle n'est pas suivi, les conséquences sont toujours les mêmes : des commandes partiellement livrées considérées comme closes, des reliquats oubliés, des délais réels qui n'entrent jamais dans le calcul de couverture. Et surtout un besoin de réapprovisionnement calculé sans tenir compte d'engagements déjà pris — ce qui conduit mécaniquement à recommander ce qui est déjà en route.

Une commande passe par sept étapes, et chacune reflète un événement physique plutôt qu'une écriture.
Sept étapes

Un état qui suit le réel, pas l'administratif

Brouillon, confirmée, réception en cours, réceptionnée avec manquants, intégralement reçue, annulée, terminée. Chacune porte son code couleur, et chacune peut être renommée par l'entreprise sans changer sa nature — le vocabulaire de vos équipes prime sur celui de l'outil.

Le passage en réception est déclenché par le premier événement physique Pas par une date théorique, pas par un statut saisi à la main : une commande ne quitte l'étape de confirmation qu'au moment où une réception commence réellement à être traitée. Le suivi reflète donc l'avancement des marchandises, pas celui des écritures.
Manquants ou complète : la distinction est automatique À la clôture d'une réception, les quantités reçues sont recalculées depuis les lignes de réception. Si un seul article est incomplet, la commande passe en « réceptionnée avec manquants » ; si tout est là, en « intégralement reçue ». Personne n'a à comparer ligne à ligne.
Le surplus est une étape à part Quand la quantité reçue dépasse la quantité commandée, la commande est distinguée plutôt que confondue avec une réception conforme. Un surplus non repéré fausse la valorisation et le stock disponible, sans jamais déclencher d'alerte ailleurs.
Un filet de sécurité périodique Un contrôle recalcule régulièrement l'étape des commandes partiellement reçues qui n'auraient pas basculé au moment attendu. Les mécanismes événementiels ratent toujours quelques cas ; celui-ci les rattrape.
Une réconciliation continue des quantités Indépendamment du changement d'étape, Goodstock détecte les commandes dont la quantité reçue enregistrée diverge de la somme des réceptions physiquement tracées, et resynchronise l'écart automatiquement.
Les reliquats

Cinquante unités manquantes ne sont pas une commande soldée

Une commande de deux cents unités dont cent cinquante arrivent laisse un engagement ouvert de cinquante unités, avec sa propre date de livraison attendue. Absorber silencieusement ce reste dans le solde de la commande initiale expose à deux erreurs symétriques et coûteuses :

Recommander ce qui est déjà en route

Le reliquat n'apparaissant plus comme un engagement, le calcul de besoin l'ignore et propose de recommander les mêmes unités.

Ne pas relancer un fournisseur défaillant

L'engagement ayant disparu des écrans, personne ne réclame les unités manquantes — et le manque à gagner s'impute au stock plutôt qu'au fournisseur.

C'est aussi pour cette raison que le chiffre d'affaires non réalisé distingue la défaillance fournisseur de la rupture ordinaire : ce ne sont pas les mêmes causes, et ce ne sont pas les mêmes actions. Voir les onze statuts de chiffre d'affaires.

Les attendus de réception

L'acheteur gère les fournisseurs, la logistique gère les réceptions

Goodstock transmet au système de gestion d'entrepôt les attendus de réception — ce qui doit arriver, quand, et en quelles quantités — et rapproche ensuite les quantités reçues des quantités attendues.

Un attendu est créé par date de réception prévue, et non un seul par commande. Une commande dont une partie arrive à trente jours et le reste à soixante produit donc deux attendus distincts : c'est la seule façon pour l'entrepôt de savoir ce qu'il doit réceptionner cette semaine-là.

Cette séparation des rôles est la raison d'être du mécanisme : la logistique n'a pas à interroger l'acheteur pour savoir ce qui arrive, et l'acheteur n'a pas à ressaisir dans un second outil ce qu'il vient de commander.

Ce qui reste hors du mécanisme

Le rapprochement de facture

Le cycle décrit ici couvre l'émission, la réception et la clôture de la commande. Le rapprochement de la facture fournisseur avec la commande et la réception relève d'un processus distinct, qui n'est pas porté par ce mécanisme d'états.

En revanche, ce que le fournisseur facture réellement — et ce qui est effectivement payé — entre bien dans la reconstitution du coût de revient. Voir comment le coût réel est reconstitué.

Voir Goodstock sur votre propre catalogue

La démonstration part de vos références et de vos fournisseurs : ce que vous vendez, ce qu'il vous reste, ce qu'il faudrait commander cette semaine. Comptez une heure.