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Lexique

Le vocabulaire de l'approvisionnement, défini par ceux qui l'ont modélisé.

Franco, MOQ, ETA, couverture, saisonnalité : le vocabulaire quotidien de l'approvisionnement.

Les termes ci-dessous reviennent dans toutes les pages de cet univers. Ils sont définis ici tels que Goodstock les emploie — ce qui n'est pas toujours le sens le plus courant.

Couverturejours de stock
Le nombre de jours pendant lesquels le stock disponible permet de servir la demande prévue. C'est l'unité de mesure naturelle de l'approvisionnement : dire « il reste 40 unités » n'informe pas, dire « il reste douze jours » situe immédiatement l'urgence.
Couverture souhaitéeà réception
Le nombre de jours de stock que l'entreprise veut avoir au moment où la marchandise arrive. À ne pas confondre avec le délai : le délai est subi, la couverture est choisie.
Délai d'approvisionnementlead time
Le temps entre la commande et la disponibilité effective à la vente — fabrication comprise, transport compris, réception comprise. Le délai annoncé par le fournisseur et le délai réellement constaté sont deux données distinctes, et Goodstock les compare en continu.
Franco de port
Le montant de commande à partir duquel le fournisseur ne facture plus le transport. Il déforme la logique d'achat : commander un peu plus que le besoin peut coûter moins cher que commander juste.
Quantité minimale de commandeMOQ — minimum order quantity
Le plancher imposé par le fournisseur. Quand elle dépasse largement le besoin réel, la vraie question n'est plus la quantité mais l'opportunité de stocker cette référence.
Conditionnement
L'unité indivisible d'achat — carton, palette, conteneur. Un besoin de 220 unités chez un fournisseur qui livre par 24 devient 240 : un arbitrage économique, pas un arrondi.
Date de réception prévueETA — estimated time of arrival
La date à laquelle la marchandise commandée est attendue. Quand elle est dépassée sans que rien ne soit arrivé, un rappel est assigné à l'acheteur — jamais avant.
Reliquat
La part d'une commande non livrée lors d'une réception partielle. Elle reste un engagement ouvert, avec sa propre date attendue : l'absorber dans le solde de la commande conduit soit à recommander ce qui est en route, soit à ne pas relancer un fournisseur défaillant.
Vente sur transit
Une vente réalisée alors que la marchandise est commandée mais pas encore réceptionnée. Elle capte une partie de la demande qu'une rupture aurait perdue — une partie seulement, puisque certains clients renoncent à attendre.
Rupture certaine
et rupture probable
La première se lit dans la donnée : stock nul en début et en fin de journée. La seconde se calcule : une série de jours sans vente si improbable, au regard du rythme habituel de l'article, qu'elle relève plus vraisemblablement d'une indisponibilité que du hasard. La première est constatée, la seconde est soumise à un arbitrage humain.
Période de découverte
Les premiers jours d'un article en ligne, avant sa première vente. Les compter comme des journées ordinaires ferait passer un lancement normal pour un échec commercial.
Saisonnalité
L'écart, mois par mois, entre la vente quotidienne moyenne d'un mois et la moyenne générale de l'article. Calculée sur les seuls jours en stock normal : un décembre passé en rupture ne doit pas apparaître comme un mois creux.
Tendance
Un mouvement de fond, détecté en comparant chaque mois au même mois de l'année précédente — jamais au mois précédent, qui mélangerait tendance et saison. Quand elle est retenue, elle remplace la prévision statistique.
FIFOfirst in, first out
La méthode de valorisation qui suppose que les premières unités entrées en stock sont les premières sorties. Elle permet de rattacher chaque vente à la commande qui l'a approvisionnée, donc de reconstituer la marge réelle plutôt que de l'estimer à partir d'un coût moyen.
Frais d'approchelanded costs
Tout ce qui s'ajoute au prix payé au fournisseur pour obtenir le coût réel : transport, droits de douane, assurance, frais de transit. Comptabilisés à part sans être rattachés aux marchandises, ils font apparaître une marge qui n'existe pas.
Coût de revient acquitté
Le coût réellement supporté pour les unités actuellement en stock, une fois tous les frais connus et le règlement effectué. C'est lui que Goodstock surveille pour déclencher une alerte de révision de prix, et non le seul prix d'achat.
Rotation
Le nombre de fois où le stock se renouvelle sur une période. Le rendement du capital immobilisé ne dépend pas du seul taux de marge, mais du produit de la marge par la rotation : à investissement égal, un article qui tourne douze fois par an rapporte six fois plus qu'un article qui tourne deux fois.
Besoin en fonds de roulementBFR
Le financement que le cycle d'exploitation immobilise. Dans le e-commerce, le stock en est le premier poste — d'où le paradoxe permanent : le réduire améliore la trésorerie mais augmente le risque de rupture, l'augmenter sécurise les ventes mais dégrade la capacité de financement.
Sur-stock
La fraction du stock qui excède le besoin économique, généralement définie à partir du délai d'approvisionnement majoré d'une marge de sécurité. Elle n'apporte aucune sécurité supplémentaire et mobilise de la trésorerie.
Stock dormant
Des références dont la rotation est devenue trop faible pour justifier leur maintien à niveau. Les identifier tôt permet de les solder tant qu'elles valent encore quelque chose.
Stock manquant
La quantité qu'il faudrait détenir dès maintenant pour ne perdre aucune vente prévue avant l'arrivée de la prochaine commande. Chiffré, il constitue un dossier de besoin de financement : voilà ce que coûterait la capacité à ne rien manquer.
CA à construire
Le chiffre d'affaires encore atteignable, mais qui dépend d'une décision d'achat non prise. C'est la seule ligne du tableau de bord sur laquelle on peut agir aujourd'hui — par opposition au CA perdu inévitable, que les délais rendent définitivement inaccessible.
Défaillance fournisseurOTD — on time delivery
Le manque à gagner imputable à un retard, une livraison partielle ou non conforme — et non au dimensionnement du stock. Distinguer les deux causes est la condition pour agir sur la bonne.
Référence de gestionSKU — stock keeping unit
Le code qui identifie un article dans le système de l'entreprise. Un même produit physique peut porter plusieurs fiches commerciales sans être plusieurs articles : c'est tout l'enjeu du référentiel unifié.

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