Reconstituer le coût réel

Coûts logistiques, droits de douane, taux de change — et l'alerte quand le coût de revient dérive.

Le coût réel

Le coût de la marchandise n'est pas seulement le prix payé au fournisseur

S'y ajoutent le transport, les droits de douane, l'assurance, les frais de transit — et, dès qu'on achète en devise, l'écart de change entre la commande, le paiement et la réception.

Quand ces coûts sont comptabilisés à part sans être rattachés aux marchandises concernées, le coût d'acquisition est sous-estimé et la marge surestimée. L'écart ne se voit pas : il se répartit sur tout le catalogue et ressemble à de la rentabilité.

Un carton de 24 savons, acheté en Chine et payé en dollars

Ce qui compose le coût d'un carton de savons Cinq barres montent en escalier. La facture du fournisseur vaut 84 euros. S'y ajoutent 14,40 euros de transport, 9,60 euros de droits de douane, 6 euros d'assurance et 6 euros d'écart de change, puisque la commande est payée en dollars. Le coût de revient réel du carton atteint 120 euros, soit 36 euros de plus que le prix facturé. 84,00 € + 14,40 € + 9,60 € + 6,00 € + 6,00 € 120,00 € Marchandise Transport Douane Assurance Change Coût réel Trente-six euros que la facture du fournisseur n'annonce pas.
  • Facture du fournisseur84,00 €
  • Transport et transit14,40 €
  • Droits de douane9,60 €
  • Assurance6,00 €
  • Écart de change entre commande et règlement6,00 €
  • Coût de revient réel du carton120,00 €soit 5,00 € le savon
Marge affichée sur le seul prix d'achat 44 %

Les frais annexes sont comptabilisés à part, répartis sur tout le catalogue.

Marge réelle, frais rattachés 20 %

La même vente, au même prix. Seul le coût pris en compte a changé.

Vingt-quatre points de marge d'écart sur une référence ordinaire. L'erreur ne se voit nulle part : elle ne ressemble pas à une perte, elle ressemble à de la rentabilité.
Les coûts logistiques

Le problème, c'est que la facture de transport arrive bien après la marchandise

La facture des frais annexes arrive presque toujours longtemps après la réception.Entre-temps, la marchandise est en stock, elle se vend, et son coût de revient est faux.

Les ventes d'un savon, et la marge qu'on croyait faire

Vente Sur quelle commande Marge affichée
14 avril12 savons commande de février 20 %
22 avril8 savons commande de février 20 %
3 mai15 savons commande de mai 44 %
19 mai10 savons commande de mai 44 %
4 juin14 savons commande de mai 44 %
28 juin9 savons commande de mai 44 %
12 juillet — la facture de transport arrive : 1 240 € pour la commande de mai
les quatre ventes sur la commande de mai3 mai au 28 juin commande de mai 44 %19 %
Le 3 mai, la marge passe de 20 à 44 % sans que rien n'ait changé : on a simplement commencé à vendre une commande dont les frais ne sont pas encore saisis. Pendant deux mois, l'article passe pour le plus rentable du catalogue. Le 12 juillet, la facture arrive et les quatre ventes retombent à 19 % — en dessous de ce qu'on faisait avant. Entre-temps, c'est sur ce chiffre qu'on a réapprovisionné, arbitré les prix et choisi ce qu'on mettait en avant.

Goodstock comble donc ces trous à partir de ce que chaque fournisseur coûte habituellement, catégorie par catégorie, sur ses commandes déjà terminées. Le pourcentage s'applique au coût réel des marchandises de la commande, ajusté de l'écart entre les quantités reçues et commandées.

Ce que les frais pèsent habituellement chez ce fournisseur

  • Transport maritime4,2 %
  • Droits de douane2,8 %
  • Manutention1,1 %
  • Assurance0,6 %

1 930 € de « Transport maritime » pour 46 000 € d'achats sur 6 commandes, du 12 mars au 4 septembre : soit 4,2 %.

2 commandes ayant atteint le franco de port sont exclues de ce calcul : elles ne supportent structurellement aucun frais de transport, les compter aurait dilué la moyenne sans raison.

Chaque ratio se calcule fournisseur par fournisseur, sur ses commandes déjà terminées, et il affiche son calcul plutôt que son seul résultat. Un importateur asiatique et un fabricant du département voisin n'ont rien de comparable : une moyenne commune n'aurait aucun sens.

La même commande, avant et après la saisie

Aujourd'hui
  • Transport maritime1 930 €estimé
  • Droits de douane1 410 €saisi
  • Manutention505 €estimé
  • Assurance275 €estimé
  • Total4 120 €dont 2 710 € estimés

Clôturer les frais de cette commande

Une fois les factures arrivées
  • Transport maritime2 180 €saisi
  • Droits de douane1 410 €saisi
  • Manutention505 €saisi
  • Assurance240 €saisi
  • Total4 335 €plus aucune estimation
Chaque estimation s'efface d'elle-même quand le montant réel arrive — et l'écart se voit : le transport avait été sous-estimé de 250 €. Reste le cas des commandes qui n'auront jamais de facture à recevoir : un enlèvement sur place, un transport offert au franco. Le bouton clôt leurs frais, et plus aucune estimation ne viendra s'y ajouter.
Une alerte sur chaque valeur estimée Partout où une estimation entre dans un chiffre, l'écran alerte : sur la commande, dans l'état de valorisation du stock, jusque sur son graphique. L'utilisateur n'a pas à se demander si le montant qu'il regarde est mesuré ou approché — on le lui dit, et on lui dit combien. De ce fait, un coût logistique ne s'oublie plus vraiment : tant qu'il manque, il se signale de lui-même sur chaque écran où il pèse. La mention qui accompagne un chiffre estimé Une ligne d'écran reproduite : les coûts logistiques valent 4 120 euros, et un triangle d'alerte précise que 2 710 euros de ce total sont encore estimés. La même mention accompagne le chiffre sur la commande, dans l'état de valorisation du stock et sur son graphique. Coûts logistiques 4 120 € dont 2 710 € estimés la même mention sur la commande, dans la valorisation et sur son graphique
Ramenée à l'unité de l'article, pas à l'unité d'achat On achète souvent par lot : un rouleau de cent mètres, un carton de douze. Le stock, lui, se compte à l'unité. Si les frais se divisent par le nombre de lots, ils retombent sur le mètre ou sur la pièce multipliés par la taille du lot — et le coût de revient part à cent fois sa valeur. Goodstock ramène la quantité à l'unité de l'article avant de ventiler.
Détaillée par catégorie, article par article Un camembert montre ce que chaque catégorie de frais pèse dans le coût d'une référence : transport, douane, manutention. Lui aussi affiche son calcul plutôt que le seul résultat. La part de chaque catégorie de frais, pour un article Un camembert partage les frais d'un article entre quatre catégories : transport maritime pour près de la moitié, droits de douane pour un tiers, manutention et assurance pour le reste. Transport maritime · 47 % Droits de douane · 31 % Manutention · 15 % Assurance · 7 % sur cette référence, et le calcul s'affiche avec
Pour finir

Ce qu'un coût juste rend possible

Un coût de revient complet n'est pas une exigence comptable. C'est le chiffre sur lequel tout le reste s'appuie : la marge d'une vente ne vaut que ce que vaut le coût auquel on la compare.

La marge réelle se calcule dessus, vente par vente — et quand ce coût monte sans que le prix de vente suive, une alerte le signale. Les indicateurs de pilotage — rendement du stock, chiffre d'affaires non réalisé, valorisation — en héritent. Et les données qui les alimentent gardent la trace de chaque composante, du prix fournisseur aux frais d'approche.

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