Un produit affiché en stock qui ne se vend plus

Le problème

Les raisons sont nombreuses

Le stock dit qu'il en reste, la fiche est en ligne, et pourtant on observe une période sans vente anormalement longue.

Une pièce réservée par une commande jamais payée, cassée sans déclaration, rangée au mauvais endroit. Mais aussi une fiche dépubliée par erreur, un produit retiré d'une place de marché, une variante devenue incommandable, un visuel qui ne s'affiche plus. Dans tous les cas, l'article n'était pas réellement disponible à la vente — et rien dans les chiffres ne le dit, sinon l'absence de vente.

Cinq jours sans une seule vente, au milieu d'un écoulement régulier

Cinq jours sans une seule vente, au milieu d'un écoulement régulier Courbe du niveau de stock d'un article qui part environ trois fois par jour. Elle descend régulièrement, s'arrête net pendant cinq jours — un palier parfaitement horizontal, le stock ne bouge plus du tout — puis reprend sa descente au même rythme qu'avant. La pause ne vient donc pas d'une baisse de la demande. Stock d'un article qui part trois fois par jour cinq jours le stock ne bouge plus Avant et après, l'écoulement est le même : rien, dans la demande, n'explique le palier.

Sans question posée, ces journées comptent comme des journées sans demande. La moyenne baisse, la prévision avec elle, et la prochaine commande est plus petite qu'elle ne devrait — ce qui prépare la rupture suivante.

Goodstock demande donc à trancher : le produit était-il normalement disponible ces jours-là, ou faut-il le tenir pour indisponible à la vente ? Dans le second cas, les journées sortent du calcul et la prévision retrouve son niveau.

Le point de départ

À partir de combien de jours une période sans vente devient suspecte

Cinq jours sans vente sur une référence qui part trois fois par jour, c'est une anomalie. Sur une référence qui part une fois par semaine, c'est normal.

Goodstock compte donc, pour chaque article, la part des journées de son historique qui n'ont fait aucune vente.

Combien de ventes par journée, et le seuil qui en sort

Une barre par nombre de ventes possible dans une journée, haute comme la part de l'historique qu'elle représente. En rouge, les journées sans aucune vente : c'est leur part, et elle seule, qui donne le seuil.

Article qui tournetrois ventes par jour en moyenne Distribution des ventes quotidiennes d'un article qui part trois fois par jour Les journées se répartissent en une cloche qui culmine à deux et trois ventes, et s'éteint vers huit. Tout à gauche, la barre des journées sans aucune vente : quatre pour cent de l'historique, nettement moins que les journées à une vente. 4 % des journées sont sans aucune vente 0 5 10 ventes dans la journée 5 jours

Une journée sans vente sur vingt-cinq : en voir cinq de suite est déjà suspect.

Article lentune vente par semaine en moyenne Distribution des ventes quotidiennes d'un article qui part une fois par semaine Une barre écrase toutes les autres, tout à gauche : les quatre-vingt-six pour cent de journées sans aucune vente. Les journées à une vente ne pèsent que douze pour cent, et au-delà de trois ventes il n'y a plus rien. 86 % des journées sont sans aucune vente 0 1 2 3 ventes dans la journée 62 jours

Six journées sur sept sont sans vente : il en faut deux mois pour que cela devienne suspect.

La règle

Laisser sa part au hasard, repérer ce qui n'en relève plus

Une journée à zéro peut arriver par hasard. Deux de suite, c'est déjà moins probable ; trois, encore moins. Goodstock cherche le nombre de journées consécutives à partir duquel le hasard devient invraisemblable : celui pour lequel la probabilité tombe sous une chance sur dix mille.

Sur l'article qui tourne, une journée sans vente vaut 4 %. Deux de suite, 0,16 %. Trois de suite, 0,0064 % — une chance sur quinze mille. Le calcul s'arrête là, à trois jours.

Sur l'article lent, une journée sans vente vaut 86 %. Il en faut soixante-deux empilées pour descendre au même niveau d'improbabilité. Deux mois : le seuil n'a rien d'arbitraire, c'est le même calcul.

Au-delà de ce nombre, l'explication la plus simple n'est plus « il ne s'est rien passé » mais « l'article n'était pas vendable ».

Jamais moins de cinq jours

La limite basse

Sur l'article rapide, le calcul s'arrête à trois jours. Le seuil retenu est pourtant de cinq : un plancher s'applique, quel que soit l'article.

Trois jours sans vente, c'est un long week-end, une fermeture, un incident de site, une campagne qui s'arrête. Signaler une rupture là-dessus reviendrait à en signaler toutes les semaines, et un signalement qu'on apprend à ignorer ne sert plus à rien. Le plancher protège la valeur de l'alerte.

Il n'y a pas de plafond symétrique : sur un article très lent, le seuil peut dépasser les deux mois sans être ramené. Mieux vaut une rupture signalée tard qu'une alerte qui n'en est pas une.

La donnée retenue

Les journées qui entrent dans le calcul

Seules les journées terminées avec un stock suffisant y entrent. Un article dont il ne reste que deux exemplaires ne vend pas à son rythme normal : compter ces journées-là comme des journées ordinaires fausserait la part des journées sans vente — donc le seuil.

Le niveau exigé est le double de la vente quotidienne moyenne, avec un minimum de deux unités. Une journée en dessous est retenue malgré tout si un relevé de stock importé atteste qu'il n'y avait pas rupture ce jour-là : la donnée certifiée l'emporte sur la précaution.

Retraiter un historique de stock

Si l'article n'a jamais dépassé ce niveau de stock, la règle tomberait à vide : il ne resterait plus une seule journée à compter. Dans ce cas seulement, l'exigence est levée et l'historique est pris tel quel.

La suite

Goodstock ne décide rien tout seul : il se contente de vous alerter

La période est qualifiée rupture probable. L'arbitrage n'est demandé qu'une fois : la réponse est enregistrée et vaut pour la suite.

Chaque confirmation déclenche le recalcul de l'historique complet de l'article, de ses prévisions et de son chiffre d'affaires perdu.

La question, telle qu'elle est posée

La période signalée et les deux réponses possibles La courbe de stock de l'article, avec sa période de cinq jours sans vente encadrée. Un trait descend de cette période vers un panneau qui porte deux boutons : « Rupture de stock » et « Pas de rupture de stock ». L'utilisateur choisit l'un des deux, et la réponse vaut pour toujours. cinq jours sans vente Du 12 au 16 mars, cet article était-il normalement disponible ? Rupture de stock Pas de rupture de stock Un clic. La réponse est enregistrée, et l'historique de l'article est recalculé dans la foulée.
Ce que fait la machine

Elle mesure le doute, le chiffre, et le signale. Elle sait dire « cette série de jours sans vente est trop improbable pour être normale ».

Ce qui reste à l'humain

Trancher. Vous seul savez si le produit était réellement introuvable en rayon cette semaine-là.

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Faire le diagnostic

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