Les raisons sont nombreuses
Le stock dit qu'il en reste, la fiche est en ligne, et pourtant on observe une période sans vente anormalement longue.
Une pièce réservée par une commande jamais payée, cassée sans déclaration, rangée au mauvais endroit. Mais aussi une fiche dépubliée par erreur, un produit retiré d'une place de marché, une variante devenue incommandable, un visuel qui ne s'affiche plus. Dans tous les cas, l'article n'était pas réellement disponible à la vente — et rien dans les chiffres ne le dit, sinon l'absence de vente.
Cinq jours sans une seule vente, au milieu d'un écoulement régulier
Sans question posée, ces journées comptent comme des journées sans demande. La moyenne baisse, la prévision avec elle, et la prochaine commande est plus petite qu'elle ne devrait — ce qui prépare la rupture suivante.
Goodstock demande donc à trancher : le produit était-il normalement disponible ces jours-là, ou faut-il le tenir pour indisponible à la vente ? Dans le second cas, les journées sortent du calcul et la prévision retrouve son niveau.
À partir de combien de jours une période sans vente devient suspecte
Cinq jours sans vente sur une référence qui part trois fois par jour, c'est une anomalie. Sur une référence qui part une fois par semaine, c'est normal.
Goodstock compte donc, pour chaque article, la part des journées de son historique qui n'ont fait aucune vente.
Combien de ventes par journée, et le seuil qui en sort
Une barre par nombre de ventes possible dans une journée, haute comme la part de l'historique qu'elle représente. En rouge, les journées sans aucune vente : c'est leur part, et elle seule, qui donne le seuil.
Une journée sans vente sur vingt-cinq : en voir cinq de suite est déjà suspect.
Six journées sur sept sont sans vente : il en faut deux mois pour que cela devienne suspect.
Laisser sa part au hasard, repérer ce qui n'en relève plus
Une journée à zéro peut arriver par hasard. Deux de suite, c'est déjà moins probable ; trois, encore moins. Goodstock cherche le nombre de journées consécutives à partir duquel le hasard devient invraisemblable : celui pour lequel la probabilité tombe sous une chance sur dix mille.
Sur l'article qui tourne, une journée sans vente vaut 4 %. Deux de suite, 0,16 %. Trois de suite, 0,0064 % — une chance sur quinze mille. Le calcul s'arrête là, à trois jours.
Sur l'article lent, une journée sans vente vaut 86 %. Il en faut soixante-deux empilées pour descendre au même niveau d'improbabilité. Deux mois : le seuil n'a rien d'arbitraire, c'est le même calcul.
Au-delà de ce nombre, l'explication la plus simple n'est plus « il ne s'est rien passé » mais « l'article n'était pas vendable ».
La limite basse
Sur l'article rapide, le calcul s'arrête à trois jours. Le seuil retenu est pourtant de cinq : un plancher s'applique, quel que soit l'article.
Trois jours sans vente, c'est un long week-end, une fermeture, un incident de site, une campagne qui s'arrête. Signaler une rupture là-dessus reviendrait à en signaler toutes les semaines, et un signalement qu'on apprend à ignorer ne sert plus à rien. Le plancher protège la valeur de l'alerte.
Il n'y a pas de plafond symétrique : sur un article très lent, le seuil peut dépasser les deux mois sans être ramené. Mieux vaut une rupture signalée tard qu'une alerte qui n'en est pas une.
Les journées qui entrent dans le calcul
Seules les journées terminées avec un stock suffisant y entrent. Un article dont il ne reste que deux exemplaires ne vend pas à son rythme normal : compter ces journées-là comme des journées ordinaires fausserait la part des journées sans vente — donc le seuil.
Le niveau exigé est le double de la vente quotidienne moyenne, avec un minimum de deux unités. Une journée en dessous est retenue malgré tout si un relevé de stock importé atteste qu'il n'y avait pas rupture ce jour-là : la donnée certifiée l'emporte sur la précaution.
Retraiter un historique de stock
Si l'article n'a jamais dépassé ce niveau de stock, la règle tomberait à vide : il ne resterait plus une seule journée à compter. Dans ce cas seulement, l'exigence est levée et l'historique est pris tel quel.
Goodstock ne décide rien tout seul : il se contente de vous alerter
La période est qualifiée rupture probable. L'arbitrage n'est demandé qu'une fois : la réponse est enregistrée et vaut pour la suite.
Chaque confirmation déclenche le recalcul de l'historique complet de l'article, de ses prévisions et de son chiffre d'affaires perdu.
La question, telle qu'elle est posée
Elle mesure le doute, le chiffre, et le signale. Elle sait dire « cette série de jours sans vente est trop improbable pour être normale ».
Trancher. Vous seul savez si le produit était réellement introuvable en rayon cette semaine-là.
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