Calculer sa marge réelle par produit

Transport, douane, devises, remises : ce que la marge affichée oublie.

La marge affichée n'est pas forcément celle que vous réalisez

Prix de vente moins prix d'achat : c'est ce que montrent la plupart des outils.

L'écart ne vient pas d'une erreur de saisie. Il vient de tout ce qui se passe entre le prix catalogue du fournisseur et le coût de revient réel une fois l'article livré à l'entrepôt : un conteneur, des droits de douane, un taux de change. Ces coûts existent en comptabilité, mais ils y sont globaux : vous savez ce qu'a coûté le transport du trimestre, pas ce qu'il a coûté sur la référence que vous vous apprêtez à racheter.

La marge affichée et la marge réelle sur un article Sur un article vendu cent euros et acheté cinquante-huit, la marge affichée est de quarante-deux euros. Une fois le transport amont, les droits de douane et l'écart de change rapportés à l'article, il reste trente et un euros trente : dix euros soixante-dix de moins, soit un quart de la marge. Un article vendu 100 €, acheté 58 € la marge que l'outil affiche 42,00 € la marge qui reste une fois les coûts rapportés à l'article 31,30 € 10,70 € jamais rapportés à l'article
Un quart de la marge, sur un article que rien ne signale. Tant que cette répartition n'est pas faite, deux décisions se prennent à l'aveugle : le prix de vente, et le réassort.
Les quatre oublis

Des coûts qui existent en comptabilité et nulle part sur l'article

Aucun n'est caché : ils sont tous dans les comptes, au global. Ce qui manque est la redescente sur la référence, et c'est elle qui change les décisions.

Le coût Pourquoi il ne tombe pas sur l'article Sur l'exemple
Le transport amont Le fret se facture par envoi, pas par référence. Il se répartit au poids, au volume ou à la valeur : sur des produits légers et chers, la clé au volume fausse tout. 6,20 €
Les droits et taxes à l'import Ils dépendent de la nomenclature de chaque article, pas de la commande. Deux références d'un même conteneur peuvent supporter des taux différents. 3,40 €
Les devises Acheter en dollars et vendre en euros, c'est accepter que le coût bouge après la commande. Le taux retenu (commande, facture ou règlement) change le résultat. 1,10 €
Les remises arrière Une ristourne de fin d'année modifie rétroactivement le coût de tout ce qui a été commandé. Elle joue dans l'autre sens : non redescendue, elle fait paraître la marge plus faible qu'elle n'est. en plus
Le plan d'action

Les règles à poser une fois pour toutes

  1. Choisir une clé de répartition par nature de coût

    Le fret maritime au volume, la manutention au poids, l'assurance à la valeur. Une clé unique pour tout est plus simple, et plus fausse : elle transfère de la marge des produits lourds vers les produits chers. Les coûts logistiques

    • fret au volume
    • manutention au poids
    • assurance à la valeur
  2. Rattacher chaque coût à la réception qui l'a provoqué

    Une facture de transitaire arrive des semaines après la marchandise : c'est sur la réception qu'elle doit se répartir, sinon le coût de revient d'un mois porte les frais du mois précédent. Quand une commande arrive en plusieurs fois, les frais se distinguent réception par réception : ce conteneur, ce camion, ce colis n'ont pas coûté la même chose.

  3. Fixer la règle de valorisation du stock

    Goodstock tient les deux : le coût moyen pondéré pour le stock d'aujourd'hui, et le coût réel du passé en reconstituant le premier entré, premier sorti. La marge se lit alors à la ligne de facture, avec le coût des articles réellement sortis.

  4. Regarder la marge par article, pas par famille

    Mesurer la marge réellement dégagée

Ce que Goodstock fait

Un coût de revient par article, transport et douane compris

Goodstock rapporte chaque coût logistique sur les articles de l'arrivage qui l'a provoqué, selon la clé choisie pour sa nature, et tient un coût de revient par article, dans la devise de la société.

La marge se lit ensuite ligne de facture par ligne de facture, article par article, fournisseur par fournisseur, et sert à deux choses : décider des prix, et décider des réassorts. Une référence dont la marge réelle est négative n'a pas à revenir chaque mois dans les propositions de commande sans que personne ne le sache.

Une précision sur le mot « réelle » : il s'agit de la marge commerciale, prix de vente moins coût de revient de la marchandise rendue à l'entrepôt. Les commissions de place de marché, la publicité, les frais de paiement, le transport vers le client et les retours n'entrent pas dans ce calcul : ils se rattachent à la vente, pas à l'approvisionnement, et c'est votre comptabilité qui les porte.

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Une heure : l'outil tourne devant vous sur un catalogue de démonstration, ruptures et saisonnalité comprises.

Pas sûr d'en avoir besoin ? Trente questions, trois minutes, et un score sur 90 vous le dit.

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