Quand une hausse de coût déclenche une alerte

Un coût d'achat qui monte sans que le prix de vente bouge, c'est de la marge qui part sans bruit. Le moment où on peut encore agir est court : entre la commande passée et la marchandise vendue. Après, la marge est déjà faite.

Goodstock compare donc le coût d'une commande en cours au coût de référence de l'article. Les tout petits écarts ne déclenchent rien : il faut dépasser un pourcentage — paramétrable, trois pour cent par défaut — dans un sens comme dans l'autre. Et ce pourcentage est le seul critère.

Le périmètre

Quatre familles d'articles sont écartées

Une alerte qu'on ne peut pas traiter est une alerte qui apprend à ignorer les autres. Quatre exclusions, toutes débrayables, et chacune pour une raison qu'on peut dire.

ÉcartéPourquoi
Les articles en fin de vieOn ne renégociera pas le prix de ce qu'on arrête d'acheter.
Les articles virtuelsPas de coût d'achat à surveiller.
Les packsLe coût d'un pack vient de ses composants. Les garder reviendrait à alerter deux fois sur la même hausse, une fois sur le composant et une fois sur le pack.
Les articles dont le stock est épuiséEt seulement s'il n'y a rien en route. Un article en rupture mais avec une commande en cours reste surveillé : c'est précisément le moment où l'acheteur peut encore renégocier.

Un article peut aussi être retiré du périmètre à la main, une fois pour toutes. Et quand plusieurs commandes en cours portent le même article, une seule alerte est ouverte : celle de la réception la plus proche, parce que c'est elle qui arrivera en stock en premier.

Après l'alerte

Traiter une hausse, c'est accepter le nouveau coût

Quand l'acheteur ferme une alerte, il ne la fait pas disparaître : il fige le nouveau coût comme coût de référence. La hausse est actée, et la surveillance repart de là.

Sans ce mécanisme, un article passé de 10 € à 12 € réalerterait à chaque commande suivante, puisque l'écart au coût d'origine resterait de vingt pour cent. L'acheteur apprendrait en quelques semaines à fermer les alertes sans les lire.

L'alerte ne repart donc que si le coût s'écarte à nouveau, de ce nouveau point. Une hausse acceptée ne se redemande pas ; une seconde hausse, oui.

Chaque alerte affiche au passage ce que la hausse prend au taux de marge, en pourcentage : la marge avant, la marge après, et l'écart. C'est cette information, et non le pourcentage de hausse, qui dit s'il faut revoir le prix de vente.

Un article à 10,00 €, quatre commandes de suite

  • 10,35 € — alerte

    + 3,5 % du coût de référence, qui est encore de 10,00 €. Au-dessus du seuil : l'acheteur est prévenu.

  • L'acheteur traite l'alerte

    Il acte la hausse. Le coût de référence devient 10,35 €, et la surveillance repart de là.

  • 10,40 € — rien

    + 0,5 % de 10,35 €. Sans le nouveau point de référence, l'écart aurait été compté à 4 % depuis 10,00 €, et l'alerte serait revenue pour rien.

  • 10,95 € — alerte

    + 5,8 % de 10,35 €. C'est une seconde hausse, distincte de la première : elle se signale.

Une hausse acceptée ne se redemande pas. C'est ce qui fait la différence entre une alerte qu'on lit et une alerte qu'on ferme sans regarder.

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