Un attendu de réception n'est pas une copie de la commande

Découper, regrouper, et savoir ce qui tient dans le conteneur.

Un attendu de réception annonce à l'entrepôt ce qui va arriver, quand, et en quelles quantités. Par défaut, Goodstock en crée un par date de réception prévue : l'attendu est le reflet de la commande.

Cela suffit tant que la marchandise arrive comme elle a été commandée. À l'import, elle n'arrive plus ainsi : le conteneur part avec ce qui est prêt le jour du chargement, un fournisseur livre la moitié d'une référence et promet le reste pour le mois suivant, trois fournisseurs d'une même zone chargent ensemble pour remplir un quarante pieds.

L'entrepôt reçoit alors une arrivée qui ne correspond à aucune commande. Faute de pouvoir la décrire, il faut saisir une commande d'achat par arrivée — ce qui fausse ensuite les engagements et les délais fournisseurs.

Les attendus avancés sont une option de Goodstock. Sans elle, les attendus restent visibles et transmis à l'entrepôt, mais ils suivent la commande ; avec elle, l'attendu devient un objet qu'on compose.

Découper

Une commande, plusieurs arrivées

Depuis les lignes d'une commande, on choisit celles qui partent, et pour chacune la quantité à affecter. L'attendu se crée avec son numéro de bon de livraison et sa date d'arrivée prévue. Ce qui n'a pas été affecté reste disponible pour un attendu suivant.

La commande, elle, ne bouge pas. Elle reste un engagement unique vis-à-vis du fournisseur, avec son prix et ses conditions ; ce sont les quantités attendues qui se répartissent entre plusieurs arrivées.

Une commande de deux cents unités, deux arrivées

Une commande scindée en deux attendus Une commande de deux cents unités se scinde en deux attendus : cent quatre-vingts unités attendues le 14 avril, vingt unités le 20 mai. La commande reste unique. Commande 7412 200 unités un seul engagement Attendu du 14 avril 180 unités · BL 4471 Attendu du 20 mai 20 unités · le reliquat usine transmis à l'entrepôt transmis à l'entrepôt

Répartir des quantités à la main suppose de savoir, ligne par ligne, ce qui est déjà parti et ce qui attend encore. Chaque ligne de commande porte donc une case dont la couleur dit l'état de son affectation, et dont l'infobulle donne les deux quantités : celle qui est commandée, celle qui est affectée.

La colonne « Attendus », sur les lignes d'une commande

Article Commandé Affecté Attendus
Savon de Marseille 300 g 200 0
Gel douche 250 ml 120 80
Shampoing 500 ml 60 60
Crème mains 75 ml 40 48
  • aucun attendu
  • affectation partielle
  • tout est affecté
  • plus que commandé
L'infobulle de chaque case donne les deux quantités. Le dernier cas n'est pas une faute : un fournisseur peut annoncer plus que commandé, et on peut vouloir l'accepter. Il se distingue parce qu'il demande un arbitrage, pas parce qu'il bloque.
Regrouper

Plusieurs commandes, une seule arrivée

Le même geste fonctionne dans l'autre sens : des lignes prises dans des commandes différentes rejoignent un attendu déjà existant. Elles peuvent venir de fournisseurs différents.

L'attendu compte alors ce qu'il porte : combien de commandes, combien de fournisseurs. C'est ce qui permet de retrouver, depuis une arrivée au quai, toutes les commandes qu'elle solde — et depuis une commande, l'arrivée dans laquelle elle voyage.

Trois fournisseurs, un conteneur

Trois commandes regroupées dans un attendu Trois commandes passées chez trois fournisseurs différents sont affectées au même attendu de réception, un conteneur maritime attendu le 2 juin. L'attendu porte trois commandes et trois fournisseurs. Commande 7412 Commande 7418 Commande 7423 Attendu du 2 juin conteneur 40 pieds · maritime 3 commandes · 3 fournisseurs une arrivée au quai
Le remplissage

La prise en compte du contenant

Un contenant porte un nom, un mode de transport — maritime, routier, aérien — et deux limites : un volume maximum en mètres cubes, un poids maximum en kilos. On le choisit sur l'attendu.

Goodstock additionne alors le volume et le poids des articles affectés, et affiche deux taux de remplissage. Un conteneur chargé à soixante pour cent de son volume coûte le même prix qu'un conteneur plein : ce qui manque pour le remplir se voit avant le départ, pas à l'arrivée de la facture de transport.

Conteneur 40 pieds · 67 m³, 26 000 kg

Les deux taux de remplissage d'un contenant Le volume affecté occupe quatre-vingt-quatorze pour cent des soixante-sept mètres cubes du conteneur. Le poids affecté n'en occupe que trente et un pour cent des vingt-six tonnes. C'est le volume qui limite le chargement. Volume 63 m³ affectés sur 67 94 % Poids 8 060 kg affectés sur 26 000 31 %
Sur de la marchandise volumineuse et légère, c'est le volume qui ferme le conteneur bien avant le poids. L'inverse est vrai sur du liquide ou de la quincaillerie : les deux taux se lisent ensemble.
Pour finir

Ce qu'un attendu juste change ailleurs

Un attendu juste n'est pas un confort d'entrepôt. C'est ce qui donne à Goodstock une date d'arrivée et une quantité auxquelles se fier : la prévision de vente travaille sur un stock à venir réel, les propositions d'achat ne recommandent pas ce qui est déjà sur l'eau, le coût de revient se calcule sur ce que la marchandise a réellement coûté, frais d'approche compris, et la date d'arrivée réelle d'un conteneur sert à recalculer le délai du fournisseur.

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Faire le diagnostic

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