D'où vient la quantité que Goodstock propose

Tout part d'une date : jusqu'à quand cette commande doit-elle tenir ? Ce n'est pas la date de réception, c'est celle de la réception suivante. Entre les deux, il n'y aura rien d'autre.

La date jusqu'à laquelle il faut tenir

1

La date d'arrivée prévue

Le point de départ. La commande ne sert à rien avant d'être là.

2

La couverture souhaitée, un jour de plus

Le nombre de jours que cette commande doit tenir — celui du fournisseur, ou celui du niveau de rotation de l'article selon la stratégie retenue.

3

La couverture de sécurité de l'article

Des jours en plus, réglés article par article, pour ceux qu'on ne veut pas voir manquer.

4

Les jours de fermeture du fournisseur

Ses congés qui tombent dans la fenêtre repoussent d'autant la commande suivante : il faut les couvrir aussi.

Deux cas sortent de ce schéma. Un article en dropshipping ou qu'on ne stocke pas n'a rien à couvrir au-delà de la réception : la date cible y revient. Et un pack prend la fenêtre de ses composants, puisque c'est eux qu'on achète.
Le besoin

Ce qu'il faudra, moins ce qu'on a déjà

La date est posée. Reste à savoir combien il faut pour y arriver. Quatre additions, puis un arrondi.

Ce qui est déjà vendu et pas encore livré, d'abord : les quantités réservées par des commandes clients en cours, dont on retire le stock présent et ce qui est déjà commandé au fournisseur. Jamais moins de zéro.

Puis ce que la prévision de vente annonce jusqu'à la date cible. C'est le gros du besoin, et c'est là que la saisonnalité et la tendance entrent dans le calcul.

Un taux de croissance, si l'acheteur en a saisi un sur la commande : une opération commerciale prévue, un référencement qui démarre. Il n'ajoute que ce qui manque pour atteindre l'objectif, pas un pourcentage sec.

Et le stock minimum de l'article, s'il en a un : si le creux anticipé passe dessous, l'écart s'ajoute.

Le total est arrondi à l'entier supérieur. Sauf pour un article en fin de vie : là, le besoin et la proposition tombent à zéro, quoi qu'annoncent les prévisions et le stock minimum. On ne réapprovisionne pas ce qu'on a décidé d'arrêter.

Les contraintes d'achat

Le besoin n'est pas encore une quantité commandable

Un fournisseur ne vend pas à l'unité ce qu'il conditionne par vingt-quatre, et ne prend pas une commande sous son minimum. Deux dernières opérations, dans cet ordre.

La quantité minimale de commande relève la proposition si le besoin passe dessous. On commande plus que nécessaire parce qu'on ne peut pas commander moins.

Le multiple d'achat ramène ensuite la quantité sur un conditionnement entier. Trois comportements au choix, réglés une fois pour toutes : descendre au multiple inférieur, prendre le plus proche, ou monter au supérieur. Le premier est celui par défaut : sur un catalogue large, un carton de trop sur chaque ligne pèse souvent plus lourd que quelques unités manquantes. Souvent, pas toujours — et comme le réglage vaut pour toutes les lignes à la fois, c'est un arbitrage d'ensemble.

Trois façons d'arrondir un besoin de 716 sur un conditionnement de 24

RéglageCe qu'il donne
Multiple inférieur29 cartons, soit 696 unités. Vingt de moins que le besoin, et pas un carton en trop. C'est le réglage par défaut.
Le plus proche30 cartons, soit 720 unités. Quatre de plus, parce que 716 est plus près de 720 que de 696.
Multiple supérieur30 cartons, soit 720 unités. Jamais moins que le besoin, quitte à porter du stock.
L'écart paraît mince sur une ligne. Sur une commande de deux cents références, il décide de ce qu'on immobilise.
La trace

Chaque ligne porte le détail de son calcul

Rien de ce qui précède n'est caché. Chaque ligne de commande conserve la trace de ses propres étapes, dans l'ordre où elles se sont appliquées, avec les valeurs qui ont servi. L'acheteur l'ouvre sur la ligne qui l'étonne.

Ce que l'acheteur lit sur une ligne

La fenêtre à couvrir

  1. Couverture du fournisseur 30 j jusqu'au 12 décembre
  2. + Couverture de sécurité de l'article 7 j au 19 décembre
  3. + Fermetures du fournisseur 5 j au 24 décembre

Le besoin sur cette fenêtre

  1. Besoin brut réservé 40, stock 180, déjà commandé 0 0
  2. + Ventes prévues jusqu'au 24 décembre 716
  3. Besoin réel 716

Ce que le fournisseur impose

  1. Minimum de commande 500, déjà dépassé 716
  2. Multiple d'achat par 24, au multiple inférieur 696

Quantité proposée 696

Une ligne de plus apparaît pour chaque règle qui a joué : taux de croissance saisi sur la commande, stock minimum de l'article, article en fin de vie.

Goodstock ne connaîtra jamais un marché mieux que l'acheteur qui le pratique. Le salon qui va déplacer la demande, le concurrent qui ferme, le client qui prépare une grosse commande sans l'avoir annoncée : rien de tout cela n'est dans les données.

Ce qu'il peut faire, c'est poser devant lui tout ce qui a servi au calcul : les valeurs retenues, les règles qui ont joué, les alertes qui demandent un arbitrage, et les réserves à garder sur un chiffre fondé sur peu d'historique. La décision reste à l'acheteur. Elle se prend en connaissance de cause.

Préparer les commandes d'achat

La prévision des ventes

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