À partir de quand un stock devient de trop

« On a trop de stock » : trop par rapport à quoi ? Un stock n'est excessif que rapporté au moment où on pourra le renouveler.

Si on passe commande toutes les quatre semaines chez un fournisseur, détenir six semaines de ventes n'a rien d'alarmant : il faut bien tenir jusqu'à la prochaine livraison, et un peu au-delà. Détenir huit mois, en revanche, immobilise de l'argent qu'aucun aléa d'approvisionnement ne justifie.

Le seuil se calcule donc fournisseur par fournisseur, à partir de son propre rythme.

Le seuil, en jours de couverture

  • Le rythme du fournisseur : 30 jours

    Sa fréquence d'achat si elle est renseignée, son délai d'approvisionnement sinon. Ici, une commande toutes les quatre semaines.

  • Multiplié par le coefficient : 45 jours

    Une fois et demie par défaut. C'est un réglage unique pour toute la société.

  • Plus un jour : 46 jours

    Le résultat est arrondi au jour supérieur. Au-delà de quarante-six jours de couverture, le stock de cet article est compté en sur-stock.

Le même coefficient appliqué à un fournisseur commandé tous les trimestres donne cent trente-six jours : c'est le fournisseur qui porte la norme, pas une durée unique pour tout le catalogue.
La liste, puis le montant

Les articles dont le stock couvre trop longtemps

Chaque article porte le seuil de son fournisseur principal, et chaque article a sa propre couverture. Comparer les deux donne la liste : ceux dont le stock tient au-delà de la prochaine commande possible. C'est sur ceux-là qu'il y a quelque chose à faire, et seulement sur ceux-là.

Reste à savoir ce que cette liste coûte. Quarante-six jours de couverture est une notion d'approvisionneur ; ce qui se discute en comité, c'est un montant. Trois conversions mènent de l'un à l'autre.

Le seuil devient une date. Aujourd'hui plus quarante-six jours : c'est la date jusqu'à laquelle le stock détenu a une utilité.

La date devient une quantité. Goodstock additionne les ventes que la prévision annonce d'ici là, ventes de l'article seul et ventes à l'intérieur des packs comprises. C'est le bon stock : ce qu'on va réellement écouler avant de pouvoir se réapprovisionner. Le reste est le sur-stock.

La quantité devient un montant, au coût moyen de l'article. C'est ce que ce stock coûte sans rien rapporter de plus qu'un stock plus petit.

Une référence courante, fournisseur commandé tous les trente jours

  • 46 jle seuil : 30 × 1,5, plus un jour
  • 644unités vendues d'ici là, selon la prévision
  • 4 300 €le reste du stock, au coût moyen
Le même calcul, répété sur le catalogue, donne le montant que la vue d'analyse du stock affiche par fournisseur et par catégorie.
Les cas voisins

Trop de stock, ou presque plus de ventes

Le sur-stock suppose qu'il reste assez de ventes pour que la comparaison ait un sens. Un article qui ne se vend presque plus ne relève pas de ce calcul : sa couverture se compte en années, et la rapporter à la fréquence d'achat du fournisseur ne dit plus rien. Il est compté à part, selon le nombre de ventes attendues sur l'année à venir — en deçà d'une poignée, le stock est tenu pour dormant.

À l'autre bout, un article trop récent n'a pas encore d'historique à interpréter. Tant qu'il n'a pas quelques semaines d'observation, son stock n'est ni bon ni mauvais : il est en cours d'évaluation, et le dire vaut mieux que de trancher à faux.

Ces trois lectures — sur-stock, stock qui ne tourne plus, nouveauté — sont les catégories que l'analyse de la santé du stock affiche côte à côte.

Les indicateurs de qualité du stock

Calibrer une remise sur le sur-stock

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