Pourquoi un seuil min/max finit par se tromper

Ce que deux valeurs fixes ne peuvent pas voir : le rythme des ventes, la saison, le délai qui dérive.

Deux nombres par article

Un seuil min/max, c'est deux nombres par article : quand le stock passe sous le minimum, vous commandez de quoi remonter au maximum. C'est simple à poser, c'est ce que proposent la plupart des ERP, et sur un catalogue court et régulier, ça fonctionne très bien.

Le principe, quand tout se passe bien

Un stock qui oscille entre son minimum et son maximum Le niveau de stock descend régulièrement depuis le maximum. Quand il franchit le minimum, la commande part ; le stock continue de baisser pendant le délai de livraison, puis remonte au maximum à la réception. Le cycle se répète sans jamais atteindre zéro. Le stock entre ses deux bornes maximum minimum le délai de livraison Le stock passe sous le minimum le temps que la commande arrive, sans jamais atteindre zéro.
Tant que le rythme des ventes et le délai du fournisseur restent ceux sur lesquels les deux bornes ont été posées, le réapprovisionnement se fait tout seul et personne n'a de raison d'y revenir.

Les deux nombres sont saisis une fois. Ils ne savent rien du rythme auquel l'article part en ce moment, du délai que le fournisseur tient en ce moment, ni du mois en cours. Tout ce que le réapprovisionnement a d'intelligent doit tenir dans ces deux valeurs, et le jour où l'article change de comportement, elles deviennent fausses sans que rien ne le signale.

Dix commandes là où deux suffiraient

Quand les deux seuils sont trop rapprochés

Quand l'écart entre le minimum et le maximum est petit devant les ventes quotidiennes, le stock repasse sous le seuil quelques jours après chaque livraison. Et chaque passage déclenche une commande.

Un minimum et un maximum trop rapprochés

Un stock qui oscille entre deux seuils rapprochés Le niveau de stock descend du maximum au minimum en quelques jours, remonte à la livraison, et recommence, plus ou moins vite selon les semaines. Sur le mois représenté, le cycle se répète dix fois : dix commandes chez le même fournisseur, là où deux auraient couvert la même quantité. Niveau de stock d'un article qui part vite maximum minimum dix commandes en un mois chez le même fournisseur
Dix petites commandes, dix fois les frais de port, dix réceptions à contrôler, pour une quantité que deux commandes auraient couverte. L'écart inverse existe aussi : un maximum très au-dessus du minimum immobilise de la trésorerie sur toute la durée du cycle.

Ce que ça coûte à l'entrepôt

Les frais de port sont la partie visible. Derrière chaque livraison, il y a une réception à contrôler, une référence à ranger, un emplacement à réapprovisionner et une ligne de plus dans le rapprochement des factures. La même référence qui arrive dix fois dans le mois occupe l'entrepôt dix fois pour une quantité que deux réceptions auraient apportée.

Ce temps-là n'apparaît nulle part dans le prix d'achat, et c'est pourtant lui que vous récupérez en premier quand les commandes sont regroupées : moins de réceptions à traiter, le même volume de marchandise. Sur un entrepôt qui travaille à plein, c'est de la capacité rendue.

Les coûts logistiques

L'article tombe en rupture avant la livraison

Quand le minimum ne couvre plus le délai

Un minimum est censé couvrir ce qui se vend pendant que la commande est en route. S'il a été posé à la louche, ou s'il date d'une époque où l'article partait moins vite, il ne couvre plus la période qu'il devrait.

Ce seuil devient obsolète dès que les ventes accélèrent, ou dès que le fournisseur se met à livrer plus lentement. Il ne bouge pas pour autant, personne n'est prévenu, et l'article tombe en rupture avant la livraison.

C'est la panne silencieuse du min/max : elle ne se voit pas dans le paramétrage, seulement dans les ventes que vous ne faites plus.

Trop bas en saison, trop haut le reste de l'année

Quand l'article a une saisonnalité

Un seuil est une valeur annuelle appliquée à des ventes qui ne le sont pas. Sur un article saisonnier, le même minimum est trop bas en pleine saison, où l'article part trois fois plus vite et franchit le seuil trop tard, et trop haut le reste de l'année, où il maintient en stock une marchandise dont personne ne voudra avant huit mois.

Douze mois de ventes, un seul seuil

Douze mois de ventes et un seuil unique Les ventes mensuelles d'un article saisonnier montent fortement en fin d'année. Le seuil de réapprovisionnement, lui, est le même tous les mois : il est largement au-dessus des ventes de janvier à septembre, et nettement en dessous de celles d'octobre à décembre. Ventes mensuelles d'un article saisonnier le même seuil tous les mois seuil franchi trop tard De janvier à septembre, le même seuil tient en stock une marchandise qui part trois fois moins vite.
Une date à calculer, pas un seuil à saisir

Ce qui le remplace

La date à laquelle il faut commander dépend de trois choses qui bougent toutes : le rythme auquel l'article part en ce moment, le délai que le fournisseur tient en ce moment, et la date de la prochaine commande chez lui. Un couple de nombres saisis une fois ne peut pas en rendre compte.

Goodstock ne demande donc pas de seuil. Il recalcule chaque nuit, article par article, la date à laquelle le stock sera épuisé compte tenu des ventes prévues, et la remonte du délai réel du fournisseur. Ce qui ressort n'est pas un seuil mais une date : celle où il faut passer la commande pour que la marchandise soit là à temps.

Un minimum reste possible quand une contrainte l'impose : un conditionnement, un accord fournisseur, une référence que vous ne voulez jamais voir à zéro. Il s'ajoute alors au calcul au lieu de le remplacer.

Des seuils recalculés régulièrement valent mieux que des seuils posés une fois, mais ils ne changent pas la nature de l'outil : un seuil regarde le passé récent et ignore ce qui vient. Il ne sait pas ce que la saison prépare, ni quand part la prochaine commande chez ce fournisseur, ni ce qui est déjà en route. Mieux vaut le remplacer par une prévision de vente et une couverture pilotée : la question n'est plus « à quel niveau déclencher », mais « combien de jours de vente faut-il couvrir, et à quelle date commander pour y arriver ».

Une référence, avant et après la mise en service

Le niveau de stock d'une référence, du pilotage par seuils au pilotage par dates Dans le premier tiers, le stock oscille entre un minimum et un maximum rapprochés et élevés : les livraisons se succèdent presque chaque semaine. Après la mise en service, les seuils sont abandonnés au profit d'une date calculée : plus aucune commande ne part, et le stock s'écoule. Une fois le régime de croisière atteint, les commandes reprennent, espacées, et le stock oscille près de zéro sans tomber en rupture. piloté par un min et un max piloté par une date calculée maximum minimum mise en service de Goodstock régime de croisière atteint
À gauche, le stock ne sort jamais du couloir que les deux seuils lui imposent : il reste haut, et chaque passage sous le minimum ramène une livraison. Au milieu, plus de couloir et plus de commande : le stock s'écoule. À droite, les commandes reprennent à la date calculée, au niveau que les ventes justifient.

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Une heure : l'outil tourne devant vous sur un catalogue de démonstration, ruptures et saisonnalité comprises.

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