Un client vient acheter, l'article n'est pas là : la vente ne se fait pas, et elle se fait souvent ailleurs.
Les faire reculer est simple si vous acceptez d'acheter plus. Tout l'exercice est de les réduire sans immobiliser davantage de trésorerie.
Chaque cause a son remède
Quatre situations reviennent le plus souvent. Les remèdes n'ont rien à voir entre eux : savoir laquelle vous concerne évite d'acheter du stock pour un problème qui n'en demandait pas.
| La cause | Ce que vous voyez | Le remède |
|---|---|---|
| La demande a changé | Une référence accélère (une mise en avant, un concurrent qui ferme, une saison précoce) et le réassort continue au rythme d'avant. | Une prévision qui réagit en quelques jours plutôt qu'en quelques mois. |
| Le délai fournisseur a dérivé | La fiche dit quinze jours, le fournisseur en met trente-quatre depuis deux ans. Vous commandez au bon moment pour un délai qui n'existe plus. | Mesurer les délais sur les réceptions passées, et les tenir à jour tout seul. |
| Le stock affiché est faux | Le système dit qu'il en reste quatre, l'étagère est vide. Rien ne se déclenche, puisque le calcul voit du stock. | Surveiller les références qui cessent de se vendre alors qu'elles devraient. |
| Une référence a été oubliée | Vous passez la commande chez le fournisseur et une référence saute. Elle ne repartira pas avant la commande suivante, dans deux semaines. | Au moment de commander, la liste complète de ce qui est à commander chez ce fournisseur. |
Dans quel ordre s'y prendre
Quatre gestes, classés par ce qu'ils rapportent et non par ordre de difficulté. Aucun ne demande d'outil particulier pour commencer : un tableur et les réceptions des douze derniers mois suffisent à faire les deux premiers.
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Mesurer vos vrais délais, fournisseur par fournisseur
Reprendre les réceptions des douze derniers mois et comparer la date d'arrivée à la date promise. C'est souvent le premier levier à examiner, parce qu'il ne demande pas d'acheter davantage, seulement de commander plus tôt. Comment le délai se calcule
Un écart de quinze jours saisis contre trente-quatre constatés n'a rien d'exceptionnel. Tant que la fiche n'est pas corrigée, aucun calcul de réapprovisionnement ne peut proposer la bonne date.
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Couvrir jusqu'à la prochaine commande, pas jusqu'à la prochaine livraison
La fenêtre à couvrir, c'est le délai d'approvisionnement plus l'intervalle qui sépare deux commandes chez ce fournisseur. L'oubli de ce second terme est la cause silencieuse d'une bonne part des ruptures : le stock tient jusqu'à la livraison, et s'épuise avant la suivante. Voir la fenêtre à couvrir
- délai 34 jours
- une commande toutes les 2 semaines
- 48 jours à couvrir
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Écarter des ventes passées les journées sans stock
Une journée où il n'y avait rien à vendre n'est pas une journée sans demande. Si vous la laissez dans l'historique, elle tire les ventes vers le bas, et la commande suivante est trop petite.
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Surveiller ce qui ne se vend plus
Une référence qui faisait trois ventes par jour et n'en fait aucune depuis cinq jours mérite un regard, même quand le stock dit qu'il en reste. C'est la seule manière d'attraper les ruptures que le stock ne montre pas. Comment la détection fonctionne
Le délai que vous subissez n'est pas celui de la fiche
La plupart des systèmes d'achat fonctionnent avec des délais gravés à l'ouverture du compte et jamais revérifiés, et des seuils de réapprovisionnement définis une fois pour toutes. Ces valeurs vieillissent sans prévenir : le fournisseur change d'usine, de transporteur ou de port, et personne ne pense à les reprendre.
Le délai saisi, et celui que vous subissez
Un seuil posé une fois finit par se tromper
Le seuil de réapprovisionnement est censé couvrir ce qui se vend pendant que la commande est en route. Il est posé une fois, sur le rythme de ventes du moment. Que les ventes accélèrent, ou que le délai s'allonge, et il ne couvre plus la période qu'il devrait, sans que rien ne le signale.
Un seuil qui ne bouge pas, des ventes qui changent
Ces gestes, répétés chaque nuit
Ces quatre gestes tiennent tant que le catalogue tient dans une tête. Au-delà, ils se répètent chaque nuit, article par article : c'est le travail de Goodstock.
Il retraite l'historique en écartant les journées de rupture, recalcule les délais réels sur les réceptions passées, calcule une prévision par article et par jour, et en déduit la date à laquelle chaque référence doit être commandée. Chaque matin, la liste des fournisseurs à traiter est classée : d'abord ceux chez qui des ventes sont déjà engagées sans stock pour les couvrir.
Sur les ruptures invisibles, il ne tranche pas seul : quand une référence en stock cesse de se vendre, il vous pose la question plutôt que de décider à votre place.
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Une heure : l'outil tourne devant vous sur un catalogue de démonstration, ruptures et saisonnalité comprises.
Pas sûr d'en avoir besoin ? Trente questions, trois minutes, et un score sur 90 vous le dit.
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