Réduire les ruptures de stock

D'où elles viennent, et comment les faire reculer sans immobiliser plus de trésorerie.

Un client vient acheter, l'article n'est pas là : la vente ne se fait pas, et elle se fait souvent ailleurs.

Les faire reculer est simple si vous acceptez d'acheter plus. Tout l'exercice est de les réduire sans immobiliser davantage de trésorerie.

Le niveau de stock d'une référence sur deux mois Le stock d'une référence descend régulièrement au rythme des ventes, atteint zéro, et y reste onze jours avant que la livraison n'arrive. Pendant ces onze jours, les clients qui se présentent repartent sans rien. Le réassort suivant est passé plus tôt : la courbe redescend sans jamais toucher le zéro. Niveau de stock d'une référence, sur deux mois plus rien en stock onze jours avant la livraison réassort passé plus tôt Le client qui se présente pendant ces onze jours repart sans rien, et souvent chez un autre.
D'où elles viennent

Chaque cause a son remède

Quatre situations reviennent le plus souvent. Les remèdes n'ont rien à voir entre eux : savoir laquelle vous concerne évite d'acheter du stock pour un problème qui n'en demandait pas.

La cause Ce que vous voyez Le remède
La demande a changé Une référence accélère (une mise en avant, un concurrent qui ferme, une saison précoce) et le réassort continue au rythme d'avant. Une prévision qui réagit en quelques jours plutôt qu'en quelques mois.
Le délai fournisseur a dérivé La fiche dit quinze jours, le fournisseur en met trente-quatre depuis deux ans. Vous commandez au bon moment pour un délai qui n'existe plus. Mesurer les délais sur les réceptions passées, et les tenir à jour tout seul.
Le stock affiché est faux Le système dit qu'il en reste quatre, l'étagère est vide. Rien ne se déclenche, puisque le calcul voit du stock. Surveiller les références qui cessent de se vendre alors qu'elles devraient.
Une référence a été oubliée Vous passez la commande chez le fournisseur et une référence saute. Elle ne repartira pas avant la commande suivante, dans deux semaines. Au moment de commander, la liste complète de ce qui est à commander chez ce fournisseur.
Le plan d'action

Dans quel ordre s'y prendre

Quatre gestes, classés par ce qu'ils rapportent et non par ordre de difficulté. Aucun ne demande d'outil particulier pour commencer : un tableur et les réceptions des douze derniers mois suffisent à faire les deux premiers.

  1. Mesurer vos vrais délais, fournisseur par fournisseur

    Reprendre les réceptions des douze derniers mois et comparer la date d'arrivée à la date promise. C'est souvent le premier levier à examiner, parce qu'il ne demande pas d'acheter davantage, seulement de commander plus tôt. Comment le délai se calcule

    Un écart de quinze jours saisis contre trente-quatre constatés n'a rien d'exceptionnel. Tant que la fiche n'est pas corrigée, aucun calcul de réapprovisionnement ne peut proposer la bonne date.

  2. Couvrir jusqu'à la prochaine commande, pas jusqu'à la prochaine livraison

    La fenêtre à couvrir, c'est le délai d'approvisionnement plus l'intervalle qui sépare deux commandes chez ce fournisseur. L'oubli de ce second terme est la cause silencieuse d'une bonne part des ruptures : le stock tient jusqu'à la livraison, et s'épuise avant la suivante. Voir la fenêtre à couvrir

    • délai 34 jours
    • une commande toutes les 2 semaines
    • 48 jours à couvrir
  3. Écarter des ventes passées les journées sans stock

    Une journée où il n'y avait rien à vendre n'est pas une journée sans demande. Si vous la laissez dans l'historique, elle tire les ventes vers le bas, et la commande suivante est trop petite.

  4. Surveiller ce qui ne se vend plus

    Une référence qui faisait trois ventes par jour et n'en fait aucune depuis cinq jours mérite un regard, même quand le stock dit qu'il en reste. C'est la seule manière d'attraper les ruptures que le stock ne montre pas. Comment la détection fonctionne

Le point dur

Le délai que vous subissez n'est pas celui de la fiche

La plupart des systèmes d'achat fonctionnent avec des délais gravés à l'ouverture du compte et jamais revérifiés, et des seuils de réapprovisionnement définis une fois pour toutes. Ces valeurs vieillissent sans prévenir : le fournisseur change d'usine, de transporteur ou de port, et personne ne pense à les reprendre.

Le délai saisi, et celui que vous subissez

Le délai annoncé et le délai constaté, à la même échelle Deux barres partant du jour de la commande. La première, celle qu'annonce la fiche fournisseur, s'arrête à quinze jours. La seconde, mesurée sur les réceptions des douze derniers mois, va jusqu'à trente-quatre jours. L'écart entre les deux, dix-neuf jours, est la période pendant laquelle le stock est épuisé et la marchandise n'est pas encore là. commande passée Ce qu'annonce la fiche fournisseur 15 jours livraison attendue Ce que montrent les réceptions des douze derniers mois 34 jours livraison réelle 19 jours sans rien à vendre
Le stock commandé couvrait exactement ce que la fiche annonçait. Ce n'est pas une erreur de calcul : c'est une donnée périmée. Le délai ne se paramètre pas une fois pour toutes, il se mesure sur les réceptions passées.
L'autre valeur figée

Un seuil posé une fois finit par se tromper

Le seuil de réapprovisionnement est censé couvrir ce qui se vend pendant que la commande est en route. Il est posé une fois, sur le rythme de ventes du moment. Que les ventes accélèrent, ou que le délai s'allonge, et il ne couvre plus la période qu'il devrait, sans que rien ne le signale.

Un seuil qui ne bouge pas, des ventes qui changent

Un seuil fixe mis en défaut par une accélération des ventes Au premier cycle, le stock descend doucement, franchit le seuil de réapprovisionnement et la livraison arrive avant l'épuisement. Au cycle suivant, les ventes sont plus rapides : le seuil est franchi plus tôt mais la quantité restante ne tient pas jusqu'à la livraison, et le stock reste à zéro plusieurs jours. Niveau de stock, avant et après une accélération des ventes seuil de réapprovisionnement rythme habituel les ventes accélèrent rupture
Le seuil est franchi plus tôt, donc la commande part plus tôt, et pourtant la rupture arrive. Ce qui reste en stock au moment du franchissement ne tient plus jusqu'à la livraison, parce que la quantité qu'il représente a été fixée pour un rythme de ventes qui n'est plus celui d'aujourd'hui.
Ce que Goodstock fait

Ces gestes, répétés chaque nuit

Ces quatre gestes tiennent tant que le catalogue tient dans une tête. Au-delà, ils se répètent chaque nuit, article par article : c'est le travail de Goodstock.

Il retraite l'historique en écartant les journées de rupture, recalcule les délais réels sur les réceptions passées, calcule une prévision par article et par jour, et en déduit la date à laquelle chaque référence doit être commandée. Chaque matin, la liste des fournisseurs à traiter est classée : d'abord ceux chez qui des ventes sont déjà engagées sans stock pour les couvrir.

Sur les ruptures invisibles, il ne tranche pas seul : quand une référence en stock cesse de se vendre, il vous pose la question plutôt que de décider à votre place.

Voir Goodstock en fonctionnement

Une heure : l'outil tourne devant vous sur un catalogue de démonstration, ruptures et saisonnalité comprises.

Pas sûr d'en avoir besoin ? Trente questions, trois minutes, et un score sur 90 vous le dit.

Faire le diagnostic

Suivre Goodstock sur LinkedIn

Voir une démonstration Votre stock est-il sous contrôle ? 30 questions, 3 minutes