« Nous avons trop de stock » : trop par rapport à quoi ?
Tant que la question n'a pas de réponse chiffrée, la réduction se fait au jugé, et se paie en ruptures trois mois plus tard.
Un stock n'est excessif que rapporté au moment où vous pourrez le renouveler. Pour un fournisseur chez qui vous commandez toutes les quatre semaines, détenir six semaines de ventes n'a rien d'alarmant. En détenir huit mois immobilise trop de besoin en fonds de roulement.
Ce que permet Goodstock
Une référence, avant et après la mise en service
- −60 % de réceptions à traiter, pour le même volume de marchandise achetée
- −40 % de valeur de stock, donc autant de besoin en fonds de roulement rendu
Ces deux chiffres sont ceux d'un négociant de matériel pour bateaux, environ vingt millions d'euros de chiffre d'affaires, relevés avant et après la mise en service. Le cas en détail
Le seuil n'est pas le même d'un fournisseur à l'autre
Ce qu'il faut détenir dépend d'abord du délai d'approvisionnement du fournisseur, puis de la fréquence à laquelle vous passez commande chez lui. Deux fournisseurs qui n'ont ni le même délai ni le même rythme n'appellent pas le même niveau de stock.
Trois fournisseurs, trois seuils
Évaluer la qualité du stock
Tout ce qui est en stock n'a pas la même nature. Le qualifier (ce qui est au bon niveau, ce qui dort, ce qui manque) ne dit pas quoi faire : ça donne la matière des arbitrages, et ces arbitrages restent les vôtres.
Solder du bon stock, par exemple, n'est pas une erreur en soi : c'est un moyen de faire rentrer vite de la trésorerie, parfois pour acheter mieux ailleurs. Ce qui serait une erreur, c'est de le faire sans savoir que c'était du bon stock.
| La nature | Ce que vous voyez | Ce que ça ouvre |
|---|---|---|
| Du bon stock | Une couverture conforme au rythme du fournisseur. Rien ne dépasse. | Rien à corriger. Le solder reste possible si la trésorerie est plus utile ailleurs : c'est alors un choix, pas une correction. |
| Une avance de saison | Un article d'été détenu en février. Le stock est haut, la saison n'est pas là. | Attendre, dans la plupart des cas. Le seuil doit tenir compte de la saison. |
| Du surstock dormant | Huit mois de couverture sur une référence qui tourne normalement. La quantité est bonne, le rythme est mauvais. | Arrêter le réassort suffit souvent : aucun achat sur cette référence pendant assez longtemps pour que l'argent revienne tout seul. |
| Du stock mort | Fin de gamme, modèle remplacé, mode passée. Les ventes se sont arrêtées et ne repartent pas. | Solder, et le plus tôt est le mieux : chaque mois d'attente coûte en valeur et en place. |
| Du sous-stock | Une couverture inférieure à ce qu'il faut tenir jusqu'à la prochaine livraison. | Commander, et arbitrer avec le reste : c'est souvent là que va la trésorerie dégagée ailleurs. |
Par où commencer
Les deux premiers donnent le montant dont il est question. Les deux suivants le font baisser sans le voir revenir.
-
Poser le seuil, fournisseur par fournisseur
Son rythme d'achat (sa fréquence de commande si elle est connue, son délai sinon) multiplié par un coefficient de sécurité. Une fois et demie est un point de départ raisonnable, à ajuster ensuite.
-
Convertir le seuil en euros
Un seuil en jours devient une date, la date devient la quantité qui ne sera pas écoulée d'ici là, et cette quantité devient un montant au coût d'achat. C'est ce montant qui se discute en comité, pas un nombre de jours. Comment le seuil se calcule
- 42 jours de seuil
- une date
- une quantité
- 46 200 €
-
Qualifier le stock avant toute action commerciale
Une remise consentie sur une référence qui tourne encore avance des ventes que vous auriez faites au prix normal : elle fait rentrer vite de la trésorerie, elle ne réduit pas durablement l'encours. C'est à savoir avant d'arbitrer, pas une raison de s'en priver.
-
Couper le robinet avant de vider la baignoire
Tant que les propositions de réassort ne tiennent pas compte du stock déjà présent et des commandes en cours, le surstock se reconstitue aussi vite qu'il se résorbe. La décision d'achat
Vous n'avez plus à y penser
Goodstock tient le montant immobilisé à jour article par article, fournisseur par fournisseur, et les propositions de commande en tiennent compte. Rien à surveiller, rien à reparamétrer quand un rythme change : ce qui a été réduit ne se reconstitue pas tout seul.
Voir Goodstock en fonctionnement
Une heure : l'outil tourne devant vous sur un catalogue de démonstration, ruptures et saisonnalité comprises.
Pas sûr d'en avoir besoin ? Trente questions, trois minutes, et un score sur 90 vous le dit.
Faire le diagnosticVous souhaitez utiliser Goodstock pour votre cabinet d'expertise comptable ? La mission de pilotage des stocks, côté cabinet
Lexique · Assistance · Conditions d'utilisation · Confidentialité · Gestion des données · Mentions légales