Réduire son surstock sans créer de ruptures

Trop par rapport à quoi ? Le seuil se calcule, fournisseur par fournisseur.

« Nous avons trop de stock » : trop par rapport à quoi ?

Tant que la question n'a pas de réponse chiffrée, la réduction se fait au jugé, et se paie en ruptures trois mois plus tard.

Un stock n'est excessif que rapporté au moment où vous pourrez le renouveler. Pour un fournisseur chez qui vous commandez toutes les quatre semaines, détenir six semaines de ventes n'a rien d'alarmant. En détenir huit mois immobilise trop de besoin en fonds de roulement.

La couverture d'une référence, en jours de vente Le stock détenu sur une référence représente deux cent quarante jours de vente. Quarante-deux jours suffisent à tenir jusqu'à la prochaine livraison ; les cent quatre-vingt-dix-huit jours restants sont de la trésorerie immobilisée sans raison. Ce que le stock d'une référence représente en jours de vente 42 jours utiles 198 jours qui dorment 46 200 € immobilisés au-delà de ce qu'il faut tenir
Sur une référence suivie depuis la mise en service

Ce que permet Goodstock

Une référence, avant et après la mise en service

Le niveau de stock d'une référence avant et après la mise en service de Goodstock Dans le premier tiers, le stock oscille en permanence à un niveau élevé : les seuils sont hauts et rapprochés, et les livraisons se succèdent presque chaque semaine. Après la mise en service, plus aucune commande ne part : le stock s'écoule tranquillement jusqu'au niveau utile. Une fois le régime de croisière atteint, les commandes reprennent, espacées, et le stock oscille près de zéro sans tomber en rupture. réappro permanent, stock plein commandes calculées, stock au juste niveau mise en service de Goodstock régime de croisière atteint
Deux réglages, dans cet ordre. Nous reprenons d'abord la fréquence à laquelle vous commandez réellement chez chaque fournisseur : le temps que le stock excédentaire s'écoule, plus aucune commande ne part. Nous recalculons ensuite la couverture à tenir, et les commandes reprennent au niveau que le stock n'aurait jamais dû quitter, sans rupture, parce que la date de commande, elle, est calculée.
  • −60 % de réceptions à traiter, pour le même volume de marchandise achetée
  • −40 % de valeur de stock, donc autant de besoin en fonds de roulement rendu

Ces deux chiffres sont ceux d'un négociant de matériel pour bateaux, environ vingt millions d'euros de chiffre d'affaires, relevés avant et après la mise en service. Le cas en détail

Le point dur

Le seuil n'est pas le même d'un fournisseur à l'autre

Ce qu'il faut détenir dépend d'abord du délai d'approvisionnement du fournisseur, puis de la fréquence à laquelle vous passez commande chez lui. Deux fournisseurs qui n'ont ni le même délai ni le même rythme n'appellent pas le même niveau de stock.

Trois fournisseurs, trois seuils

Le seuil de surstock calculé pour trois fournisseurs au rythme différent Un fournisseur régional chez qui vous commandez toutes les deux semaines justifie trente-deux jours de couverture ; un fournisseur national, une commande par mois, soixante-quinze jours ; un import par conteneur, trois commandes par an, cent quatre-vingts jours. Le même nombre de jours de couverture est donc normal chez l'un et trois fois trop chez l'autre. Ce que chaque fournisseur justifie de détenir fournisseur régional, une commande tous les 15 jours 32 j fournisseur national, une commande par mois 75 j import par conteneur, trois commandes par an 180 j Cent quatre-vingts jours de couverture sur l'import, c'est le rythme normal des commandes. Soixante-dix jours sur le régional, c'est deux fois ce qu'il faudrait tenir.
Avant toute action commerciale

Évaluer la qualité du stock

Tout ce qui est en stock n'a pas la même nature. Le qualifier (ce qui est au bon niveau, ce qui dort, ce qui manque) ne dit pas quoi faire : ça donne la matière des arbitrages, et ces arbitrages restent les vôtres.

Solder du bon stock, par exemple, n'est pas une erreur en soi : c'est un moyen de faire rentrer vite de la trésorerie, parfois pour acheter mieux ailleurs. Ce qui serait une erreur, c'est de le faire sans savoir que c'était du bon stock.

La nature Ce que vous voyez Ce que ça ouvre
Du bon stock Une couverture conforme au rythme du fournisseur. Rien ne dépasse. Rien à corriger. Le solder reste possible si la trésorerie est plus utile ailleurs : c'est alors un choix, pas une correction.
Une avance de saison Un article d'été détenu en février. Le stock est haut, la saison n'est pas là. Attendre, dans la plupart des cas. Le seuil doit tenir compte de la saison.
Du surstock dormant Huit mois de couverture sur une référence qui tourne normalement. La quantité est bonne, le rythme est mauvais. Arrêter le réassort suffit souvent : aucun achat sur cette référence pendant assez longtemps pour que l'argent revienne tout seul.
Du stock mort Fin de gamme, modèle remplacé, mode passée. Les ventes se sont arrêtées et ne repartent pas. Solder, et le plus tôt est le mieux : chaque mois d'attente coûte en valeur et en place.
Du sous-stock Une couverture inférieure à ce qu'il faut tenir jusqu'à la prochaine livraison. Commander, et arbitrer avec le reste : c'est souvent là que va la trésorerie dégagée ailleurs.
Le plan d'action

Par où commencer

Les deux premiers donnent le montant dont il est question. Les deux suivants le font baisser sans le voir revenir.

  1. Poser le seuil, fournisseur par fournisseur

    Son rythme d'achat (sa fréquence de commande si elle est connue, son délai sinon) multiplié par un coefficient de sécurité. Une fois et demie est un point de départ raisonnable, à ajuster ensuite.

  2. Convertir le seuil en euros

    Un seuil en jours devient une date, la date devient la quantité qui ne sera pas écoulée d'ici là, et cette quantité devient un montant au coût d'achat. C'est ce montant qui se discute en comité, pas un nombre de jours. Comment le seuil se calcule

    • 42 jours de seuil
    • une date
    • une quantité
    • 46 200 €
  3. Qualifier le stock avant toute action commerciale

    Une remise consentie sur une référence qui tourne encore avance des ventes que vous auriez faites au prix normal : elle fait rentrer vite de la trésorerie, elle ne réduit pas durablement l'encours. C'est à savoir avant d'arbitrer, pas une raison de s'en priver.

  4. Couper le robinet avant de vider la baignoire

    Tant que les propositions de réassort ne tiennent pas compte du stock déjà présent et des commandes en cours, le surstock se reconstitue aussi vite qu'il se résorbe. La décision d'achat

Ce que Goodstock fait

Vous n'avez plus à y penser

Goodstock tient le montant immobilisé à jour article par article, fournisseur par fournisseur, et les propositions de commande en tiennent compte. Rien à surveiller, rien à reparamétrer quand un rythme change : ce qui a été réduit ne se reconstitue pas tout seul.

Voir Goodstock en fonctionnement

Une heure : l'outil tourne devant vous sur un catalogue de démonstration, ruptures et saisonnalité comprises.

Pas sûr d'en avoir besoin ? Trente questions, trois minutes, et un score sur 90 vous le dit.

Faire le diagnostic

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Voir une démonstration Votre stock est-il sous contrôle ? 30 questions, 3 minutes